La vie à Berlin 20 ans après la chute du mur

Karl Marx Allee

Berlin est une ville chargée d’histoire, une histoire récente qui transpire encore dans le quotidien de la vie berlinoise, et pas uniquement dans les monuments, les innombrables mémoriaux, musées, statuts, mais véritablement dans le cœur des Berlinois. Berlin est une ville à part en Allemagne : à la fois beaucoup plus jeune, beaucoup plus pauvre, plus internationale (dont une grosse communauté française) et beaucoup plus marquée par les séquelles de l’histoire de l’Allemagne et du XXème siècle.

Vestiges communistes

Après la chute du Mur de Berlin, tout à été fait pour détruire les vestiges de cette séparation douloureuse. Actuellement, il ne reste que quelques tronçons du mur. Beaucoup de statues du communisme ont été détruites, mais il reste encore des vestiges de cette présence. Par exemple le monument aux morts des soldats de l’armée rouge pendant la 2ème guerre mondiale dans le park de Treptow (un endroit très agréable au passage), impressionant, ainsi que la Karl Marx allée, une avenue grande comme les Champs Elysées dans une architecture communiste, symétrique, martiale.

Un nouveau commencement

A la chute du mur de Berlin, il faut bien comprendre que toute l’administration communiste s’est arrêtée du jour au lendemain. Ce qui signifiait que les ouviers n’avaient alors plus de « direction/administration », plus de police, les habitants n’avait pas de « propriétaire ».

 La renaissance capitaliste de Berlin

L’ordre a mis une année avant de reprendre pied. Et ce fut un ordre capitaliste. Celui qui avaient pris possession d’un lieu, d’une usine, d’un entrepôt,  ont progressivement signés des baux (en général de 20 ans) à la ville de Berlin. Sachant que l’immobilier ne valait plus grand-chose avec l’exode, (pas si massif que ce que l’on pense, et surtout dût au chômage), ces baux ne valaient presque rien.

Les Club et les artistes de toute l’Europe ont investi ces lieux bons marchés, d’où la dynamique culturelle de la ville.

Spéculation de l’immobilier

Aujourd’hui,  les baux de la chute du mur expirent, et sont renégociés par une ville en déficit. Les spéculateurs de toute l’Europe en mal de débouché pour leur argent dans un contexte de crise, (aussi trouvant anormal que les loyers de la capitale Allemande sont 6 fois moins cher que Paris et Londres) jouent sur cette image culturelle alternative et dynamique de la ville en investissant massivement dans la pierre et les hôtels, faisant exploser le prix de l’immobilier. On peut penser qu’ils se tirent une balle dans le pied sur le long terme.

Prix du logement: un sujet chaud berlinois

Le prix des logements occupe une place importante dans les sujets politiques et les manifestations des Berlinois. Les Berlinois en général, et ceux de l’est en particulier, n’aiment pas être représentés comme les pauvres de l’Allemagne, et donc pris de haut et « acheté » par les capitaux de l’ouest. Ils ont leur fièreté.

En effet, si le niveau de vie était avant le mur plus faible, le niveau d’éducation, de santé, et d’emploi étaient meilleurs, et la majorité d’entre eux souhaitaient, avec la réunification, un système nouveau où les libertés et les droits de l’ouest soient compilés avec les avantages du communisme.

Repousser le mur de l’argent

Le mur de béton fait place au mur de l’argent car les salaires n’augmentent pas (Berlin n’est pas le poumon économique de l’Allemagne, à la différence des locations d’appartements à Hambourg, dont le prix s’explique par la richesse de l’économie, de même que les logements à Munich)

Le Berlin alternatif est repoussé aux confins de la ville au moment même où est rédigé ce présent article, 2011. Les clubs mythiques et les squatts sont remplacés par des Hôtels. A ce sujet, préférez pour loger  par militantismele logement de particulier à particulier comme Wimdu (B&B entreprise berlinoise)  plutôt que des hôtels construit sur des lieux de vie.